Le malvertising, ou publicité malveillante en français, est une menace de plus en plus courante pour les designers, les développeurs et les créatifs qui évoluent dans des environnements numériques. Les cybercriminels utilisent des publicités toujours plus trompeuses pour lancer des attaques capables d’infecter un ordinateur, de voler des données ou de compromettre tout un projet. Voici ce qu’il faut savoir à ce sujet, ainsi que les bonnes pratiques à adopter pour une protection efficace.
Les dangers du malvertising
Le malvertising consiste à injecter du code malveillant dans des annonces diffusées via des réseaux publicitaires classiques. Ce type de publicité peut se trouver sur de nombreux sites, et même sur des sites fiables, ce qui les rend particulièrement difficiles à détecter. On les retrouve sur les sites de médias connus, sur des outils SaaS et autres plateformes variées.
En tant que créatif, vous pourriez y être confronté à tout moment, aussi bien en téléchargeant une ressource graphique, en ajoutant un plugin qu’en consultant un portfolio en ligne. Dans certains cas, l’affichage de la publicité suffit à infecter l’appareil, aucun clic n’est nécessaire. Et malheureusement, il s’agit d’un phénomène de plus en plus courant.
Les créatifs, une cible de choix pour les cybercriminels
Les créatifs sont particulièrement intéressants pour les cybercriminels. Tout d’abord, ils font un usage massif des outils en ligne, ce qui multiplie leurs points d’exposition. De plus, ils sont amenés à télécharger des fichiers externes de manière régulière, une pratique qui peut être exploitée en redirigeant l’utilisateur vers de faux téléchargements ou de faux sites.
Pour les créatifs, les risques sont nombreux. En cas d’infection par un virus, les cybercriminels peuvent voler des projets en cours ou des fichiers clients, installer des ransomwares ou encore compromettre les comptes utilisés par les designers. À terme, au-delà d’une perte de temps et d’argent, une telle attaque peut lourdement impacter la crédibilité professionnelle des créatifs.
Dans un environnement freelance ou en agence, une attaque peut aussi impacter toute une équipe.
Comment fonctionne une attaque de malvertising ?
Bien que son principe soit simple, son fonctionnement est plus sophistiqué qu’il n’y paraît. On vous explique :
- Tout d’abord, les cybercriminels achètent ou infiltrent des espaces publicitaires légitimes, sur lesquels ils diffusent de fausses publicités.
- L’annonce semble totalement normale et passe les contrôles sans problème.
- Une fois validée, la publicité peut être modifiée pour injecter un script dangereux.
- Lorsque l’utilisateur tombe dans le piège, il est redirigé vers un faux site ou infecté automatiquement.
En plus d’être sournoises, les publicités malveillantes sont de plus en plus courantes aujourd’hui, ce qui nécessite de se protéger efficacement.
Les meilleurs conseils pour se protéger des publicités malveillantes
Face à cette menace, voici quelques pratiques recommandées par les spécialistes de cybersécurité pour réduire les risques.
1. Utiliser un bloqueur de publicités
Un bloqueur de publicités est un outil pratique pour limiter les risques de tomber dans les filets des cybercriminels. Cette solution aide à limiter l’exposition aux publicités malveillantes, même sur les sites les plus fiables.
2. Adopter un VPN pour sécuriser sa navigation
Essayer différents VPN sans engagement permet de bénéficier d’une connexion chiffrée pour chaque navigation en ligne. Votre adresse IP est masquée, ce qui aide à éviter différentes attaques, notamment si vous vous connectez sur des réseaux publics. Profiter d’un VPN avec essai gratuit est idéal pour tester la qualité du service sans prise de risque.
3. Vérifier systématiquement les URLs
Les campagnes de malvertising reposent souvent sur des sites clones extrêmement crédibles. Une simple lettre en trop, un tiret ajouté ou un domaine légèrement modifié peuvent passer inaperçus. Avant de télécharger un plugin, une police ou un fichier, pensez à vérifier que l’URL est juste, et passez votre souris sur le lien pour analyser sa destination réelle avant de cliquer.
4. Éviter les résultats sponsorisés
Les cybercriminels ont l’habitude d’exploiter les annonces sponsorisées qui arrivent en tête des moteurs de recherche. Bien souvent, ces résultats donnent l’impression qu’il s’agit de liens officiels, alors qu’ils peuvent être piégés.
Pour limiter les risques, il vous suffit de descendre un peu plus bas dans les résultats de recherche pour accéder aux liens organiques. Parmi ces liens, privilégiez les sites que vous connaissez déjà.
5. Mettre à jour ses outils
Bien souvent, les attaques de malvertising exploitent les failles des navigateurs, des plugins ou des logiciels. En mettant à jour vos systèmes, vous augmentez votre protection face à ces attaques. Pour faciliter ces mises à jour, nous vous conseillons de les activer de manière automatique. Vous devrez également faire le point sur les extensions que vous utilisez, pour supprimer régulièrement les éléments dont vous pouvez vous passer.


