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Comparatif Scribus VS InDesign

2 ténors de la PAO pour un choc des titans !

Découvrez un comparatif amical entre InDesign et Scribus. Est-ce que le gratuit en ressortira vainqueur ?

Débutons avec des informations de base (sources G2crowed.com) issues des observations et avis des utilisateurs de ces 2 logiciels :

C’est sans surprise que Scribus se démarque grâce à sa communauté qui apporte un support technique rapide et très réactif.

S’y ajoutent également les mises à jour et évolutions majeures de Scribus qui continueront à sortir grâce à son format open-source. Il est cependant dommage de ne pas bénéficier de certaines données concernant Scribus pour comparer par exemple l’avis des utilisateurs concernant l’usage de ces logiciels en milieu professionnel. D’ailleurs, voici le découpage des utilisateurs par taille d’entreprises utilisant InDesign et Scribus :

 

 

Les grandes et grosses structures préfèrent donc sans trop de surprise le payant avec InDesign. Cela est sans surprise tout simplement parce que bon nombre d’indépendants qui utilisent Scribus préfèrent éviter de payer des licences logicielles et rester sur des softwares évoluant en permanence. Il est cependant tout aussi intéressant de regarder de quels secteurs sont issus les personnes travaillant avec InDesign et Scribus :

 

Il est assez étonnant de remarquer des profils très différents pour des logiciels de PAO réalisant exactement les mêmes tâches. Ainsi, les marqueteurs et graphistes préfèreront très largement InDesign quand les imprimeurs et photographes préfèrent largement Scribus. Ce qui est bon signe à nos yeux pour Scribus, c’est de retrouver autant d’imprimeurs qui utilisent ce logiciel, preuve de son efficacité sur ce point lorsque l’on souhaite effectuer des tirages professionnels en masse.

Pour continuer notre comparatif, nous nous retournons vers les excellents travaux de Yannick Berges sur son site Com3elles.com. Fervent utilisateur de ces 2 logiciels de PAO, il n’en demeure pas moins un expert et apporte donc un regard averti par rapport  à celui de n’importe quel utilisateur lambda. Ainsi, il part sur le postulat qu’effectivement InDesign est le ténor qui aura le plus d’options mais que Scribus en possède pratiquement tout autant.

Si des équivalents gratuits open-source existent toujours aux produits Adobe, nous pouvons mieux comprendre pourquoi les graphistes ont une préférence pour InDesign en PAO puisque Photoshop et Illustrator restent leurs outils de prédilection.

Parmi les atouts de Scribus qu’il aura pu noter, l’on retrouve :

  • La possibilité d’utiliser Scribus autant sur Windows que sur Mac ou Linux
  • Sa légèreté puisqu’il peut fonctionner depuis une clé USB
  • Sa simplicité d’utilisation (presque équivalente à celle de InDesign)
  • Il supporte les formats EPS et PostScript en passant par une imprimante virtuelle « Ghost Script »
  • Gestion des profils colorimétriques.
  • Gestion des calques, des enchaînements de blocs de textes, adaptation automatique intelligente du texte aux images, etc.
  • Support du TIFF et JPEG ainsi que des métadonnées EXIF
  • Support depuis la version Scribus 1.5 de l’importation de fichiers InDesign et même de Microsoft Publisher
  • Une superbe gestion de la typo (prise en charge des espaces insécables, de typos fines, des césures, des approches et justifications, etc.)
  • Gestion des polices et des images de substitution à l’ouverture du document lorsque ceux-ci sont manquants
  • Possibilité de traiter des documents complexes avec des sections, pour du foliotage, des maquettes multiples, pour faire une librairie d’éléments ou encore pour la fusion multiple de documents
  • Gestion des bords perdus et ajouts des repères de coupe et de superposition au flashage
  • Séparation quadrichromique et vectorisation des polices lors de vos exports
  • Exportation au format PDF/X-3 pour Adobe Acrobat Pro

Il n’y a que le premier point sur l’interopérabilité de Scribus sur différents systèmes d’exploitation qui le différencie réellement d’InDesign, toutes ces fonctions étant obligatoires pour un logiciel de PAO professionnel et de qualité.

Pour continuer le comparatif, il a été très judicieux de proposer de comparer ces 2 logiciels en conditions réelles pour des usages précis. Ainsi, il a été défini 3 utilisations pour le comparatif :

  • Fabriquer des brochures ou petits documents de communications qui font de 1 à 2 pages et composées majoritairement d’images
  • Concevoir des magazines de moins de 10 pages (avec une charte graphique pointue)
  • Faire des magazines de plus de 10 pages pour des mensuels ou trimestriels avec des chartes graphiques évolutives

Concernant la réalisation des brochures, Nous devons nous attendre à un logiciel capable de gérer à la perfection les formats, la colorimétrie, l’insertion d’images, l’incrustation avancée d’images, les calques, la gestion des textes et des effets sur les images et les textes.

Pour les magazines de moins de 10 pages, il nous faudra un logiciel capable de gérer la même chose que précédemment mais s’y ajoute une gestion des styles de caractères et paragraphes, des palettes de couleurs, l’importation de documents textes (de manière dynamique), la gestion des pages, le support d’une bibliothèque graphique ainsi que l’exportation avancée au format PDF.

Pour le plus exigeant, c’est-à-dire pour les magazines de plus de 10 pages, il y aura besoin de la même chose mais également d’une connexion à un éditeur de retouche photo puissant, à l’intégration d’effets d’intégration avancées, à l’ajout de palettes professionnelles (palettes Pantone par exemple), une connexion à des librairies professionnelles et à une gestion de contenu par programmation afin de garder une charte graphique évolutive.

Besoin d’un template pour concevoir un magazine sous Scribus ?

Si l’on compare ces 3 objectifs à réaliser sous InDesign et Scribus, Scribus s’en sort parfaitement pour les 2 premiers mais souffre de petits manquements pour le dernier. Les fonctions pour utilisateurs expérimentés sous InDesign afin de gérer librairies et programmation sont plus permissives, mais cela évolue très rapidement côté Scribus. De plus, Scribus s’enrichit de toujours plus d’extensions (plugins) qui ajoutent des fonctionnalités qui peuvent être manquantes.

Autre point noir, l’impossibilité d’inclure des palettes Pantone sous Scribus. Ceci n’est pas tout à fait vrai sachant que les palettes Pantone sont propriétaires et donc indisponibles pour tous les logiciels de PAO ne s’acquittant pas d’une licence d’exploitation (ce n’est pas propre à Scribus). Cependant, il est tout à fait possible d’ajouter des palettes Pantone sous Scribus grâce à un plugin, mais nous vous détaillons tout cela en page d’accueil de notre site !

Ensuite, le comparatif sur lequel nous nous sommes basé est relativement ancien et est donc à prendre avec des pincettes. En effet, il y a bon nombre de points noirs qui ont été depuis supprimés grâce aux mises à jour nombreuses de Scribus. Ainsi, les exports medias sont par exemple possibles tout comme Scribus sait parfaitement utiliser les propriétés interactives récentes du format PDF.

Pour conclure ce comparatif, il a été envoyé à un imprimeur un PDF exporté depuis un document Scribus. Voici textuellement la réponse de ce professionnel de l’impression qui a bien voulu se prêter au jeu :

Le PDF [créé depuis Scribus] est tout à fait conforme à nos attentes. La qualité est parfaite pour l’impression. Nous découvrons ce logiciel et serions ravis de le recommander à certains de nos clients qui utilisent actuellement d’autres logiciels “non professionnels” qui ne permettent pas les mêmes choses que Scribus. Ces clients nous fournissent donc des fichiers qui nous posent quelques soucis à l’impression et nous obligent à “bricoler.

Une parfaite conclusion pour ce comparatif où l’atout majeur de Scribus par rapport à InDesign reste sa communauté apportant évolutions et support technique de qualité. Il n’en demeure pas moins un logiciel PAO d’une remarquable qualité aujourd’hui semblable à InDesign mais nous pouvons parfaitement comprendre que quelqu’un travaillant sous Photoshop ou Illustrator se retournera logiquement sur InDesign, ce qui se vérifie statistiquement grâce aux avis utilisateurs que nous avons pu voir en début de comparatif.